Claire Lextray

Attachée de Presse - 1542270599 Responsable de communication

Spécialisée en culture et bien-être
Gestion de Bureau de presse pour tous types d'événements :

Relations presse tous médias : presse écrite - radio - TV – web et tous domaines : Culture - Société - Bien-être - Santé - Sport
Travailler dans deux domaines, culture et bien-être permet une transversalité, une vision plus approfondie et globale des projets.
A votre service, un carnet d’adresse pointu et diversifié avec une même attention donnée à tous les médias, qu'ils soient grand public ou alternatifs. Recherche de partenariats médias
Communication
Définition et mise en place de stratégies - positionnement - développement - Construction de réseaux
Relations publiques
Organisation d'événements

CULTURE > Actualités - 2 ème Prix des Musiques d'Ici Le mouvement d'une génération transculturelle
2018
2 ème Prix des Musiques d'Ici
Le mouvement d'une génération transculturelle

 

Ils sont artistes issus des diasporas, de cultures diverses qu'ils revendiquent et réinventent.

Ils sont la France d'aujourd'hui: Le mouvement d'une génération transculturelle

 

Le site web du Prix des Musiques d’ICI : http://prixdesmusiquesdici.com/    

La page facebook : https://www.facebook.com/prixdesmusiquesdici/

La page Instagram : https://www.instagram.com/prixdesmusiquesdici/

 

 

Créé par Villes des Musiques du Monde en collaboration avec ses partenaires, le Prix des Musiques d'ici - Diaspora Music Awards, est un prix novateur et nécessaire qui donne la voix aux talents émergents issus de cultures venues d'ailleurs et qui ont fait racine ici en France et montre la richesse des musiques jouées en France, dans la diversité de leurs origines.

 

Voici les 3 lauréats:

 

Edgar Sekloka - ( Puteaux - Ile de France  ) - afro rap

Je vis entre deux géographies. J’ai créé la mienne grâce à la culture et à la musique. Le rap est la musique qui m’a éduqué car elle représente les gens invisibles. J’ai créé un afro-rap, un nouveau son qui me raccroche à l’histoire de ma diaspora. Ce son, je l’ai construit avec des africains comme Koto Brawa mais aussi avec des musiciens blancs comme Simon Chenet et Jean Baptiste Meyer Bish qui ont en eux cette culture noire. Nous avons un héritage commun. L’écriture, elle, m’a apporté cet espace de liberté, a eu un effet thérapeutique. C’est un dialogue avec moi-même.
L'écriture m’a appris à m’aimer, à m’accepter, moi, en tant qu’homme noir dans une société blanche.

Auteur, rappeur, chanteur, poète urbain des temps modernes, Edgar Sekloka est un artiste alto séquanais d’origine camerounaise et béninoise. En 2008 il fonde avec Gaël Faye le groupe Milk Coffee and Sugar, réalise entre 2016 et 2017Chaplinesques, 7 ciné-jams sur des courts-métrages de Chaplin. Après une première résidence en février 2018 au Tamanoir, il développe son spectacleMusique noire, un projet culturel alliant musique et création audiovisuelle, inspiré du roman d’Alice WalkerLes identités pourpresoù il explore  blues, sébéné, zouk, et folk.

 

I live between two geographies. I created mine thanks to culture and music, an afro-rap, a new sound which relates me to the history of my diaspora. I created it with African musicians such as Koto Brawa,  but also with white musicians, Simon Chenet and Jean Baptiste Meyer Bish, who have this black culture background / in their inside.

Author, rapper, singer, urban poet, Edgar Sekloka is a french artist with a Cameroonese and Beninese background. In 2008 he founded with Gaël Faye a band named Milk Coffee and Sugar, created in  2016 and 2017 the Chaplinesques, a series of 7 movies-jams on Chaplin works. After a first artistic residence in February 2018 at Tamanoir (a music venue in Gennevilliers), he is working on a new project, Black Music, allying music and audiovisual creation revisiting blues, sébéné, zouk and folk and inspired by Alice Walker’s novel, Purple  identities.

 

 

Germaine Kobo et Bella Lawson (Marseille - PACA) - Afro-punk tribal

Notre musique, c’est de l’afro punk tribal, entre électro et folk, une musique qui offre une liberté, une folie. On est des filles vivant en Europe, issues de diasporas,  et on fait une musique qui n’est pas l’addition de nos deux univers mais une culture réinventée reflétant une Afrique fantasmée qui devient réelle.
C’est l’histoire de femmes modernes, noires, mures, parlant de leur condition de femme et du racisme.
C’est la fabrication d’un autre univers qui ouvre le champ des possibles.

Artiste belge d’origine congolaise, née à Kinshasa et adoptée à l’âge de 2 ans par un couple belge, Germaine Kobo crée en 2009 le groupeAquarelle intime,entre rock et chansons. En 2013, elle sort l’album Lombe  suivi du singleRhinocérosen 2016 et de l’EPMoundele(blanche en lingala) en 2017 aux sonorités électro. Avec Bella Lawson, jeune chanteuse percussionniste d’origine togolaise, elles créent un duo de choc vocal et instrumental (Kalimba, percussions africaines, calebasses, kamélé n’goni, balafon) et un style afro-électro qu’elles définissent comme de l’afro punk tribal. Elles tournent essentiellement dans la région PACA.


Our music is tribal Afro punk, between electro and folk, a music which allows us some freedom, some madness. We make a music which is not the addition of our two universes but a reinvented culture reflecting a fantasized Africa which becomes real.

Germaine Kobo is a Belgian artist of Congolese descent, as she was born in Kinshasa and adopted at the age of 2 by a Belgian couple. She founded in 2009Aquarelle intime, a band between rock and songs, released  in 2013 the LPLombe, in 2016  the EPRhinocerosand in 2017Moundele(meaning white in lingala), an electro EP. Together with Bella Lawson, a Togolese singer and percussionist, they formed a vocal and instrumental dynamic duet (Kalimba, African percussions, gourds, kamélé not goni, balafon), and created an afro-electro style they defined as tribal Afro punk. They tour mainly in Provence-Alpes-Côte d'Azur area (southern France).



Walid Ben Selim (Perpignan – Occitanie) – électro poetico orientale

L’idée de ce projet est de créer une musique électro enrichie de diverses influences (orientales, africaine, occidentales), d’amener les instruments traditionnels à accompagner cette création sonore, de les faire  sortir de leur zone de confort pour jouer une musique contemporaine et de s’appuyer sur la richesse de la poésie  car dans la poésie ancienne comme contemporaine, il y a l’âme de la langue, sa puissance sonore et rythmique.

Notre musique parle de l’exil numérique, dénonce la déconnexion avec le réel.

Nous avons un pied sur terre et un pied dans le digital afin de trouver la sagesse, la liberté, la sérénité.

Artiste franco-marocain, Walid Ben Selim, s’est d’abord imposé au Maroc en 1999/2000 au sein du groupe Thug Gang formé avec Widad Broco, première rappeuse du pays. A son arrivée à Perpignan en 2002 il fait le pont entre rap et rock métal et découvre la poésie orientale. Dans la lignée du projet Orient Express créé en 2016, Walid Ben Selim tourne aujourd’hui avec une création autour des œuvres de poètes arabes accompagné de Widad Broco (machine et chant) et de Nidal Jaoua au qanoun. Le groupe a déjà tourné en Europe, au Moyen Orient et au Maghreb. Il sort son prochain album en Décembre 2018 avec le soutien d’Uni’Sons et s’est produit à l’IMA en Septembre 2018 à l’occasion de l'exposition autour de Mahmoud Darwich.

 

This project is about creating an electro music enriched by various influences (oriental, African, Westerners), bringing traditional instruments to accompany this sound creation, pushing them outside their comfort zone to play a contemporary music. We have one foot on the earth and one foot on the digital world to find wisdom, freedom, serenity.

The French-Moroccan artist Walid Ben Selim first made a name for himself in Morocco in 1999/2000 within the group Thug Gang founded with Widad Broco, the first female rapper of the country. As he settled in Perpignan (Pyrenees) in 2002, he started experimenting a new style between rap and rock metal, and discovered arabic poetry at the same period. Following the philosophy of Orient Express, a project he launched in 2016,  Walid Ben Selim‘s current show is a creation exploring the works of Arabic poets. He is touring with Widad Broco (machine and singing) and Nidal Jaoua (qanoun). The group has already toured in Europe, in the Middle East and in the Maghreb. He  will release his next album in December 2018 supported by Uni’Sons. He performed at Arabic Institute in Paris  in September 2018 on the occasion of the exhibition around the famous poet Mahmoud Darwich.

 

 

Un grand merci à Sylvie Clerfeuille, journaliste, qui a réalisé les interviews et biographies.

Organisé par Le Festival Villes des Musiques du Monde, le Collectif Musiques et Danses du Monde en Ile-de-France - en partenariat avec le  festival Au fil des voix - avec le soutien de la FAMDT,  le concours de La Fondation Orange et de l'Institut Français - et des partenaires dans les 6 Régions : Ile-de-France, Normandie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Auvergne Rhône Alpes, Bretagne

 


Sélection en 4 étapes
Etape 1 - Repérage et pré-sélection d'une quarantaine de groupes et artistes par les 6 antennes en région, après un travail effectué à l'échelle de chaque région partenaire pour identifier des "capteurs" et des "passeurs de musiques".
Etape 3 - Sélections  sur scène et captations audiovisuelles dans le cadre du Festival Villes des Musiques du Monde
Etape 4 - Réunion du Jury final en novembre et choix des 3 lauréats
 
Règlement et Modalités
Etre originaire pour au moins un membre du groupe d'une des aires culturelles indiquées et installé en France,
Etre majoritairement implanté dans une des régions de France participantes au dispositif,
Eléments à demander aux candidats : soumettre trois titres enregistrés, une bio, une photo, une fiche technique, ne pas avoir signé dans une grande maison de disques ou ne pas avoir fait partie d'un gros catalogue de tournée dans les 5 dernières années.
 
Constat
Musiques du Monde - Musiques d'en France. Il existe un « creuset français ». Depuis la fin du XIXe siècle, les différentes vagues d’immigration se sont mêlées à la population française - et avec elles leurs musiques-, même quand elles ont d’abord été ostracisées. Au XXIème siècle, se redessine la cartographie musicale de la France. Les musiques du monde sont devenues des musiques d’ici. Elles ont pris racine sur le sol national. Les droits culturels invitent à considérer les problématiques posées à la société non plus en termes de besoins à satisfaire, mais de capacités, d’échanges de savoirs, de liens internes et externes à développer et à tisser. Ils impliquent une mise en dialogue qui reconnaît les valeurs de l’un et de l’autre, chacun étant pris en compte dans sa singularité et dans son environnement de vie. En mettant l'accent sur la nécessité de garantir aux populations leur liberté d'expressions culturelles et artistiques, elle modifie une conception ancienne de la notion de culture et potentiellement des politiques culturelles.
Or, certains artistes remplissent les plus grandes salles de France sans jamais que leur nom ne soit prononcé sur les radios nationales. D'autres jouent chaque semaine dans l'arrière-salle d'un café différent sans le soutien d'un producteur. Ils ont en commun ce qui vaut mille fois mieux que l’appui des médias ou d’une maison de disques : un public. Dans un vertigineux jeu de miroir, de vastes communautés culturelles se reconnaissent en effet en eux. Qu’ils se définissent comme d’origine haïtienne, congolaise ou kabyle, voire portugaise ou polonaise (pour ne rien dire des Bretons ou des Basques, pareillement concernés), ces groupes constituent notre société, au même titre que, par exemple, les groupes de supporters de football ou d’adeptes de la danse classique. Les refrains qui les unissent sont le plus souvent des « musiques d’ici ». Elles viennent parfois de loin mais ont poussé à l’ombre de nos cités.
Aujourd’hui, les musiques du monde ne représentent que 7% de la diffusion musicale alors qu’elles sont  largement écoutées et pratiquées, un recul par rapport aux années 1980. Combien de communautés culturelles cherchent un lieu d'expression, un endroit où pratiquer, voire dans certains cas, réapprendre les musiques de la tradition ? Combien de formations musicales restent à l'ombre des grands réseaux de diffusion et de distribution ?